De / 4th mars, 2015 / Non classé / Aucun Commentaires

stanislas chevres

C’est toujours avec un immense plaisir que je visite mon producteur de fromage de chèvre bio pour le restaurant.  Notre visite avec des amis Brésiliens est tombé à pic avec la naissance d’un chevreau femelle, ce qui a enchanté Stanislas car beaucoup de naissances jusqu’à maintenant avait été des boucs.  Quand nous sommes arrivés, il se dépêchait d’atteindre l’étable pour assister à la mise-bas passant ainsi d’agriculteur à gynécologue.  Le chevreau en quelques heures est debout sur ces petites pattes et gambade avec les autres chevreaux, ce qui ne cesse d’étonner Stanislas.  

Patricia s’occupe de donner les biberons aux gourmands qui la suivent dans l’étable en mordillant son pantalon.

Fernando et Cristina sont conviés à aider à donner le biberon, ce qui est pour eux un moment de joie car les chevreaux sont très affectueux et bien gourmands !

L’activité de fromager va reprendre bientôt et j’attends avec impatience le début de la production afin d’en faire profiter mes clients.  De Mars à Novembre, je me régale avec des recettes variées… avec un confit de fleurs de pissenlit ou de coquelicot, ces deux confits en gout rappellent la prairie en fleurs au printemps et complémentent bien le fromage de chèvre frais.

Stanislas nous explique les grandes difficultés que les « petits » agriculteurs ont à survivre dans un monde qui en veut toujours plus… Son travail ne se compte pas en heures car c’est une vocation qu’il s’est découvert il y a une dizaine d’année.  Il a laissé un travail de bureau bien rémunéré pour se lancer dans l’aventure… Il ne regrette rien malgré les difficultés journalières qu’incombe le métier d’agriculteur.  Il espère simplement comme beaucoup d’entre nous, artisans du terroir, que nous tiendrons bon devant les contraintes administratives de l’Europe créées par des bureaucrates ou des politiques qui n’ont toujours pas compris notre combat journalier ! La crise économique a bon dos pour malheureusement décimer les plus petites entreprises et en même temps accélérer la perdition d’un savoir-faire…. Mais il faut vivre avec son temps, si les nouvelles générations préfèrent l’industrie, les bonnes affaires et le toujours moins cher, les dégâts collatéraux d’un tel changement de comportement seront à long terme irréversibles !    Je pleure cet aveuglement d’un capitalisme effréné qui nous fait devenir des victimes désarmées dans l’indifférence totale de monsieur et madame Toutlemonde.

 


Poster un Commentaire